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Les nouveaux diplômes de l’éducation populaire, pour de véritables parcours professionnelsAvec l’instauration en 2001 du Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (BP JEPS) de niveau IV (niveau bac), complété en 2006 avec la création du diplôme d’état (DE JEPS) de niveau III (bac+2) et du diplôme d’état supérieur (DES JEPS) de niveau II (bac+3), ce sont toutes les filières professionnelles de l’animation et du sport qui se sont vues rénovées en profondeur. Destinée à mieux répondre à la demande croissante d’activités de loisirs et de pratiques sportives, mais aussi à permettre une plus grande adaptabilité à la demande des publics, cette rénovation des diplômes conduit à un rapprochement des secteurs de l’animation et du sport et à une professionnalisation des personnels. Ces qualifications offrent de nouvelles perspectives d’évolution et autant d’opportunités pour entreprendre de véritables parcours professionnels dans un secteur d’activité attractif. Adapter les qualifications aux évolutions sociales et juridiquesLa rénovation des formations et des diplômes de l’animation et du sport a été menée dans un contexte de développement des loisirs, de transformation rapide des sports de compétition et de besoin d’encadrement de l’ensemble de ces activités. Elle a entrepris un travail de qualification des emplois du secteur basée sur les réalités de terrains afin de prendre en compte les situations les plus récentes. Plus largement, cette rénovation s’est faite sur fond de réforme de la formation professionnelle, notamment dans le cadre de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 qui introduit le principe de la validation des acquis de l’expérience (VAE) et instaure l’inscription des diplômes au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Elle a du s’adapter à la décentralisation de la formation professionnelle avec la loi du 13 août 2004 relative aux responsabilités locales. Elle a également du intégrer la convention collective nationale du sport (CCNS), instaurée en juillet 2005 pour la branche professionnelle du sport et étendue à toutes les activités de sport et de loisir en novembre 2006. Enfin, elle prend en compte les modifications au code du sport apportées par la loi Lamour en 2003, concernant les caractéristiques des diplômes, des titres à finalité professionnelle et des certificats de qualification professionnel (CQP) désormais requis pour encadrer les activités sportives ou physiques en France, à titre professionnel et rémunéré. Une meilleure articulation entre les niveaux et les filièresLes brevets et diplômes de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport remplacent progressivement le BEATEP (Brevet d'État d'Animateur Technicien de l'Éducation Populaire et de la jeunesse), le Brevet d'État d'éducateur sportif (BEES), le DEFA (diplôme d'État relatif aux fonctions d'animation) et le DEDPAD (diplôme d'État de directeur de projet d'animation et de développement). Les passerelles entre les anciens diplômes et les nouveaux sont établies peu à peu. Ouvrant aux carrières des métiers d’animateur dans une spécialité, au sein d’une association, d’un club sportif, d’une entreprise, ou d’une collectivité territoriale, les nouveaux diplômes s’articulent par niveaux de qualification pour faciliter les évolutions. Si le brevet forme des techniciens en capacité de mener à bien des projets d’animation ou des actions sportives dans 17 spécialités, le diplôme d’état, lui, valide les compétences nécessaires à la coordination de projet ; depuis la conception, la conduite d'action, jusqu’à la formation. Enfin, les diplômes d’état supérieurs préparent à des postes de direction devant mener la prise de décision stratégique, le pilotage de projet de développement, la gestion d’action, ainsi que l'organisation d’actions de formation de formateurs. Les directeurs ainsi formés peuvent conduire des projets dans le cadre de partenariat avec les collectivités publiques. Spécialités et mentions pour une plus grande adaptabilité des contenusLes diplômes sont délivrés par le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des au titre d'une spécialité et d'une mention relative à un champ disciplinaire ou professionnel. Deux spécialités « animation socio-éducative ou culturelle » et « perfectionnement sportif » ont été établies pour le diplôme d’état. Et deux autres « animation socio-éducative ou culturelle » et « performance sportive » pour le diplôme d’état supérieur. Plusieurs mentions viennent en complément de ces spécialités pour spécifier les disciplines concernées. La plupart concernent des disciplines sportives actuelles mais la nomenclature pourra évoluer. Capitaliser les compétencesConformément aux normes européennes en matière de diplômes et de qualification, les diplômes associent un tronc commun de connaissances à la maîtrise d’une spécialité par l’obtention successive d’« Unités Capitalisables » (UC). Ainsi, les contenus des formations se répartissent généralement en 10 UC dont quatre (UC1 à UC4) sont communes à l’ensemble des diplômes, cinq (UC5 à UC9) sont spécifiques à la spécialité et une (UC10) correspond à l’option retenue par l’organisme de formation en lien avec les besoins du marché de l’emploi. Chaque unité est évaluée distinctement. Ce dispositif cumulatif a pour but de développer l’individualisation des parcours de formation et d’ouvrir des passerelles à la formation continue et à la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour l’obtention de certaines UC. Les formations s’accompagnent d’un livret d'une durée de validité de quatre ans, renouvelable une année, délivré à l'entrée en formation. Ce livret précise, sur proposition de l'organisme de formation habilité, un parcours individualisé pour le candidat et atteste, lorsqu'elles sont acquises, des capacités et compétences dans la conduite et l'encadrement des activités. La validité du livret expire à la date de l'obtention du diplôme complet. Une place de choix pour la VAEDispensées par des organismes publics ou privés agréés par les directions régionales de la Jeunesse et des Sports, les formations aux nouveaux diplômes sont accessibles par la formation initiale - pour une durée minimale de 1200 heures dont 700 en centres de formation, par l’apprentissage, la formation en alternance et la formation continue. Si les conditions d'admission sont définies par le ministère et fixées par arrêté pour chaque spécialité, les nouveaux diplômes s’ouvrent à la validation des acquis de l’expérience (VAE) sous certaines conditions. Celle-ci peut concerner une UC, ou une partie d’UC. Sur décision de recevabilité par le directeur régional JSVA, elle requière l’instruction par un jury compétent qui vérifie si les acquis dont fait état le candidat dans son dossier correspondent aux compétences exigées par le référentiel professionnel et le référentiel de certification de la mention considérée et les valide, intégralement ou partiellement. Les modalités des nouveaux diplômes aménagent également, pour les personnes présentant les handicaps physiques ou psychiques ou des troubles de santé, des cursus adaptés de formation et d’épreuves de certification.
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