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Education populaire : faire carrière dans l'animationLe secteur de l’animation est une constellation qui en recoupe bien d’autres : l’éducation populaire, le tourisme, le sport, la culture, la protection de l’environnement… Depuis les années 70, le métier d’animateur n’a cessé de se développer. Mais, est-il devenu un métier d'avenir ? Associations et collectivités : les deux principaux employeurs Les deux secteurs employeurs d’animateurs par excellence sont le socioculturel et le sport, soit essentiellement l'éducation populaire. L'une des grandes caractéristiques du secteur de l'animation est sa dispersion en une multitude de petites structures (moins de 10 salariés) : points d'informations jeunesse, associations, clubs, structures municipales. Si les structures associatives restent l’employeur largement dominant, les collectivités territoriales emploient de façon croissante des animateurs.
Une récente étude de l’Observatoire des métiers de l’animation (mis en place par la CPNEF) relève que 40 % des salariés du secteur ont moins de trente ans et 30 % des effectifs ont entre 30 et 40 ans. Par ailleurs, la famille des métiers de l’animation regroupe près de 70% des effectifs, les animateurs étant de loin les plus nombreux devant les professeurs et les animateurs techniciens. Un métier en voie de structurationSi le métier se structure de plus en plus et tend à sortir d’une certaine précarité, il est encore difficile de parler de carrière. Au cours des 15 dernières années, une volonté forte a permis la couverture du métier par des conventions collectives. Aujourd’hui la plupart des animateurs sont ainsi couverts par les conventions de l’animation, du tourisme social et familial, la convention des entreprises artistiques et culturelles, celle des espaces de loisirs, des centres sociaux et culturels, les foyers des jeunes travailleurs… Une couverture qui assure notamment des salaires minimum conventionnels relativement homogènes et permet une certaine stabilité dans la profession. Cependant, si les niveaux de qualification augmentent et les formations se généralisent, cela n’influe pas réellement sur les salaires. Le diplôme n’est pas, en effet, un critère de classification : c’est la mission assurée, le niveau de responsabilité et d’autonomie qui définie la rémunération. Un animateur de formation bac+5 ne touchera pas plus qu’un animateur de niveau bac pour une fonction équivalente. De même, un cadre du secteur de l’animation est le plus souvent en dessous du plafond de la Sécurité sociale. Des carrières encore difficiles...En dépit de cette structuration progressive, la carrière d’animateur reste cependant largement limitée. Certes, la promotion sociale y est courante, particulièrement dans l’animation généraliste de type animation de quartier ou périscolaire, mais les postes de cadres sont peu nombreux, la plupart des structures ayant autour de 5 salariés, ce qui sclérose la promotion intra entreprise, et la mobilité de branche est quasi inexistante.
Selon Robert Baron, vice-président de la CPNEF animation (commission paritaire nationale pour l’emploi et la formation) : « Les évolutions de ces 15 dernières années en matière de couverture par les différentes conventions collectives, de formation et de professionnalisation ont apporté beaucoup en termes d’uniformisation des salaires, de délimitation des postes. De plus, si les contrats en CDD restent majoritaires, les embauches en CDI sont de plus en plus courantes. Cependant, le temps partiel est encore un problème, même si les temps de travail progressent et que les emplois deviennent plus souvent viables. »
« Beaucoup d’animateurs sont encore souvent multi employeurs, ajoute Jean Roger, président du CPNEF, avec des horaires atypiques, et courant après le temps d’une structure à l’autre les mercredi. C’est une des raisons pour lesquelles le secteur est si jeune. Si certains passent dans l’encadrement à un certain âge, beaucoup, à partir de la quarantaine, pour des raisons de contraintes personnelles, s’orientent vers des secteurs connexes ou se réorientent totalement. » De nouvelles perspectivesUne réforme de l’offre de formation par les ministères des Sports et de l’Education nationale est en cours. Selon, Jean Roger, « cette réforme nécessaire, entamée en 2001, va porter ses fruits dès cette année. Jusque là, les ministères avaient tendance à créer des diplômes sans réellement tenir compte des réalités du métier. Les diplômes créés récemment renversent cette situation : on va vers une cohérence certaine des contenus et niveaux de diplômes en tenant compte de leur aspect « employabilité ». Par ailleurs, notons que les deux ministères ont réussi à faire une offre commune homogène en consultant les partenaires sociaux. On assiste avec cette refonte à une volonté réelle de créer une filière. Les premiers brevets professionnels vont être validés dès le courant 2004. » (le calendrier des concours sur le site www.sport.gouv.fr) L'indispensable polyvalenceEn tout état de cause, le métier d’animateur, qu’il soit socio culturel, sportif, musical, environnemental est un métier de polyvalence. A la fois animateur, un peu éducateur, un peu pédagogue, il peut travailler auprès de publics très divers : enfants, adolescents, adultes et personnes âgées. Son rôle tourne le plus souvent autour de l’expression, de la créativité, de la socialisation et de l’épanouissement de chacun.
L’étendue des possibilités d’intervention de l’animateur exige plusieurs qualités, notamment : l’ouverture d’esprit, un sens de l’adaptation et du relationnel, un sens pédagogique suffisamment développé, une capacité d’écoute, des qualités d’organisation, d’adaptation, de mobilité et certaines compétences spécifiques selon les secteurs d’intervention... Il doit également savoir s’imposer et prendre des responsabilités. Beaucoup de postes mêlent pratique sportive et animation, ce qui nécessite souvent un brevet d’éducateur sportif lorsqu’il faut encadrer des activités sportives. 70 % des animateurs exercent leur fonction auprès d'enfants et d'adolescents. Cependant, ils n’exercent pas dans les seuls centres de loisirs, colonies ou clubs sportifs. Les secteurs du tourisme (mise en valeur de l'histoire d’une région), de l’environnement (mise en valeur du patrimoine vert), du social (actions d'alphabétisation), de l’art (théâtre, peinture, musique), par exemple, sont également de grands employeurs d’animateurs. Quelques formations- Les formations non professionnelles : le BAFA (brevet d’aptitude à la fonction d’animateur), le BAFD (brevet d’aptitude à la fonction de directeur).
- Les formation professionnelles du ministère des Sports et du ministère de la Jeunesse et de l’Education nationale : le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport), le BEES (brevet d’Etat d’éducateur sportif), le BEATEP (brevet d'État d'animateur technicien de l'éducation populaire et de la jeunesse), le DEFA (diplôme d'État relatif aux fonctions d'animation), le DE-DPAD (diplôme d'État de directeur de projet d'animation et de développement).
En savoir plus : www.sports.gouv.fr et sur www.education.gouv.fr - Quelques formations universitaires : le DUT carrières sociales (diplôme universitaire de technologie), option animation socioculturelle, le DUA (diplôme universitaire en animation), le DUESA (diplôme universitaire d'études supérieures en animation), le DEUST (diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques) médiations sociales et documentaires option animation et option information jeunesse.
En savoir plus : www.onisep.fr
et aussi sur notre site : www.injep.fr
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