Qui peut le plus peut le moinsLes points relais favoriseront à minima l’accès haut débit à l’Internet mais plus généralement le développement d’une activité d’animation multimédia et nouvelles technologies à travers la présence permanente ou ponctuelle d’animateurs. Ces pratiques devenant plus habituelles pour les sourds, elles seront facteur d’entraînement pour l’ensemble de la population qui peut avoir des réticences ou des difficultés à s’approprier les usages d’Internet. Un bon exemple est fourni par l’expérimentation que réalisent France Telecom et Web Sourd sur la mise en place d’interprétation à distance et l’expérimentation d’un logiciel de communication à distance, nommé I.CONF. Le service Recherche et Développement de France Telecom pense que si ce logiciel fonctionne bien pour les sourds, compte tenu du degré d’exigence en matière de communication à distance et l’obligation de fluidité d’image nécessaire, le logiciel fonctionnera parfaitement pour le reste de la population. Les premières modifications révélées par l’expérimentation, permettent de les faire basculer rapidement vers le grand public. On peut imaginer, à partir du moment où ce projet agit sur des contenus et des services, comme ceux qui sont liés aux questions d’illettrisme, (où l’approche visuelle est déterminante), que de nombreuses applications concernent également des personnes entendantes souffrant d’illettrisme et pourront leur être utiles.
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