Le développement du haut débit, un point essentiel Le travail d’investigation et d’étude, mené en collaboration avec les associations de sourds, a révélé que l’accès à l’ADSL n’était pas un frein à priori, à aucun moment les personnes sourdes auxquelles le projet a été présenté n’ont considéré que l’achat d’un équipement informatique était un problème, même si la réalité est peut-être plus complexe.
Les expériences antérieures viennent conforter cette idée, le minitel a été l’objet d’un engouement très important car il était pour les sourds le premier moyen de communiquer en simultané et à distance. L’utilisation du minitel 3618 a été remarquée d’une façon significative par France Telecom, malgré le coût important de ce type de connexion. L’arrivée d’Internet, des mails et des chats a produit un basculement et les chiffres d’utilisation de l’informatique et d’Internet par les sourds sont tout à fait conformes aux moyennes nationales voir supérieurs. Le pari consiste à miser sur le fait que la mise en ligne de contenus dédiés et conformes aux intérêts et attentes de la population sourde ne devrait pas être pénalisée par la lenteur de pénétration de l’outil Internet en France. Néanmoins l’accès à l’ADSL2 haut débit est encore très cher, c’est pourquoi le projet souhaite mettre en place une politique de points relais afin de favoriser l’accès au plus grand nombre.
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