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LES DROITS DE LA MUSIQUE AU CINÉMA

La musique, la chanson et le son d’un film produisent une part très importante de son impact émotionnel… Dans nos mémoires, de nombreux chefs-d’œuvre du cinéma sont inséparables de leur " bande originale ". Mais sait-on suffisamment que l’exploitation d’un film peut être bloquée à cause de sa musique ? …

Que certains courts métrages, par exemple, sont " interdits d’écran " - télé, cinéma ou festival - parce que la question des droits musicaux n’a pas été correctement traitée…

Les auteurs et les compositeurs, les éditeurs et les producteurs, mais aussi les interprètes - chanteurs et instrumentistes -, tous ces créateurs, artistes et professionnels sans qui la musique ne nous atteindrait jamais… doivent être équitablement rémunérés pour leur travail ; ils ont des droits moraux et matériels qu’il faut connaître et respecter (tout comme les contrats spécifiques qui les déterminent), droits qui sont généralement administrés par de grandes sociétés de perception et de répartition comme la SACEM, la SACD, l’ADAMI… et bien d’autres moins connues !

Il est donc nécessaire, si l’on souhaite par exemple utiliser un enregistrement existant, d’obtenir une autorisation de reproduction auprès de l’éditeur et /ou de la société d’auteurs concernée… Si l’on s’y prend avant, une bonne négociation déterminera le coût de cette utilisation (sachant qu’une musique célèbre coûte toujours cher !). Mais si l’on s’y prend après avoir monté la " BO " de son film… on risque au mieux d’avoir à payer la (forte) somme sans possibilité de négociation, et au pire… d’être traîné en justice pour " contrefaçon ", toute diffusion du film étant bloquée par référé et saisie des copies !!!

Un autre piège est tendu par les disques de " musique au mètre " vendus dans le commerce et réputés " libres de droits " ; cette formule trompeuse joue sur une confusion entre les droits voisins et les droits d’auteur, et ne dispense nullement de la fameuse autorisation délivrée par les ayant-droit : ici aussi, le risque de blocage du film est permanent… sans parler de la qualité artistique souvent médiocre de ces enre-gistrements.

Ces difficultés juridiques réelles ont cependant un effet heureux à long terme : le réa-lisateur est incité à anticiper… et à créer !

  • Anticiper : la musique d’un film n’est pas la 5° roue du 7° Art ! Plus tôt elle sera imaginée, composée et enregistrée, meilleure elle sera… et meilleur sera le film ! La BO, ce n’est pas que de la post-prod !!! C’est une affaire de professionnels… de la musique.
  • Créer : la musique et la chanson d’un film sont des éléments aussi originaux et déterminants que le scénario, l’image ou l’interprétation. L’invention de l’univers sonore d’un film fait pleinement partie de son aventure artistique, et promet toujours au réali-sateur des moments exceptionnels de création, en compagnie des paroliers et des com-positeurs.

Créer, anticiper, administrer : ce sont les trois axes que nous privilégions chez Bonbec Productions ; pour nous, chaque BO est une aventure originale, pour laquelle nous favorisons avant tout LA rencontre entre un cinéaste et un musicien. Alors… Salut L’Artiste !!!

Yves Lecordier (Septembre 2001)

Pour en savoir plus :
Concernant la propriété littéraire et artistique, se reporter aux fiches techniques du Ministère de la Culture et de la Communication. http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/
Et http://www.sacem.fr , http://www.sacd.fr

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